Actualités de novembre 2015

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Le parcours, nouvelle formule

Category : Actualité

Faut reconnaitre que depuis le début, nous n’étions pas au point sur la page parcours. Un peu frustrant de toujours tomber sur un seul marqueur noté Général LaMadrid… Du coup on change la formule en balançant au fil de nos étapes les villes, villages, hameaux traversés.

A vous de savoir où ça se trouve !

Bonne découverte.


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Farewell Argentina

Category : Actualité

Hola chicos y chic chicas,

Et voilà, on a enquillé nos derniers kilomètres dans la grande et chouette Argentine jeudi dernier, après une pause sympa dans la ville d’El Bolson tendance hippie. Le bon vieux symbole « peace  and love » nous faisait du bien. C’est si cool là bas que la piste d’aerodrome, certes peu utilisée, sert aux papas pour apprendre à faire du vélo à leurs enfants… Nous avons quitté la ville sous la pluie glacée pour rejoindre le dernier bled argentin,  Trevelin. Nous tmp_30074-P1070628981771831sommes bien contents d’avoir pu profiter, sur la route, de la protection de Gaucho Gil, ce personnage légendaire  un peu laïque, un peu religieux, à qui des petits autels sont dédiés le long du chemin. Les gens y laissent des petits objets rouges, des bougies, des cigarettes, des bouteilles de vin ou de bières, des plaques d’immatriculation. Notre dépôt préféré était un jeu d’essuie-glaces dans  son emballage. Moi aussi, j’ai fait des petites offrandes mais je dis pas quoi. En tout cas, ça a marché!

La dernière étape a  été un peu raide et toujours fraîche, mais je n’ai pas flanché et je n’ai pas entendu les sons « U » et « OUILLE » des très très gros mots que Yv a pu parfois produire lors de bouts de route rockn’roll. On est assez en forme. Au bout de 50kms de cacacailloux, on a passé, avec grand plaisir, la frontière argentino-chilienne. Il a quand même fallu vider 6 sacoches et on s’est fait réquisitionner nos bananes, on n’a rien pu faire pour les sauver…

Et maintenant, à nous le Chili ! Changement de décor immédiat avec des petits  champs tout mignons, des maisons en bois charmantes et de la verdure à gogo. Et pourquoi qu’il est tout vert, le Chili? Parce qu’il y flotte comme une vache normande qui pisse… Yv m’a offert la deuxième cape de ce voyage que je vais tâcher de ne pas perdre. Le premier village où on a dormi s’appelle Futaleufu et il était très accueillant. Le torrent du même nom est grandiose et sert  de piste de rafting dans le coin. Ce beau Futaleufu fait partie de la superbe réserve d’eau chilienne et fait très envie à des sociétés hydro-électriques, comme ses petits camarades. Il semble qu’une résistance se soit organisée contre les barrages prévus, qui seraient très démesurés et très destructeurs de la belle Patagonie. On n’en sait pas plus…

Ce qu’on sait par contre, c’est que les premières « blagues françaises » apparaissent. Une dame assez âgée chez qui on dormait et à qui je parlais (parfaitement) espagnol m’a proposé de porter un de mes sacs. Vu sa corpulence, j’ai dit que je les portais moi – même. Et elle, rigolarde: « tu ne veux pas parce qu’il y a une bombe dans ton sac comme en France, ah, ah, ah ah ». Moi, pas rigolarde: « je suis française ». Ça l’a calmée, la vieille bique. On a rencontré des chouettes gens sur leurs vélos. On a trouvé, perdu et retrouvé 2 basques adorables, on a vu une Allemande pédaler en sandales allemandes, on a papoté avec un joyeux Vénézuélien fou de surf et de vélo qui transporte son surf sur son vélo, on a admiré un Roumain qui fait 100 kms par jour minimum. Pas mal de jeunes mecs chiliens aussi, tous allant vers Ushuaia. Cela doit être une sorte de dépucelage local. Hier, on a beaucoup aimé bavasser avec Bo et Lok, 2 Hongkongais qui ont tout plaqué et qui voyagent depuis 2 ans. Incroyables itinéraires pour ces 2 cyclistes tout menus. A côté d’eux, Yv et moi avions l’air de gros éléphants de mer…

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D’étape en étape et vu la largeur du Chili, nous voilà devant le Pacifique à Chaiten. Moins pacifique mais pas politique pour un sou, le volcan Chaiten que l’on voit de notre fenêtre et qui fume. Le bestiau avait été déclaré éteint mais en 2008, il a rugi si fort que sa poussière a volé jusqu’à Buenos Aires, à 1500 kms d’ici. Comme j’aimerais qu’il en soit de même avec certains zumains éteints : qu’ils se réveillent un jour, pour que l’on rugisse ensemble, et qu’ils restent en veille ensuite, à fumer au dessus de nos têtes.

tmp_30074-P10706631515895239Il arrive que nous soyons sans aucun réseau, vous pouvez quand même nous envoyer un petit bidule. Gratoche par whatsapp ou le blog, 0,28 centimes par le réseau tél. Pas cher. Fred, j’espère que tout va bien à NY.

Je vous embrasse bien fort, tenez bon. Christou.

 


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Loin des balles et près de vous

Category : Actualité

Hola bella Francia,

Tout est calme ici mais le bruit de la violence est arrivé jusque là et les Argentins aussi ont envie de comprendre. L’actualité française faisait la une des journaux ces jours – ci. Et fait écho à la problématique argentine des groupes armés des narcotrafiquants.

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Ici comme ailleurs, les assassinats d’innocents ne sont pas recevables. Ici, la communauté Mapuche mérite d’être citée. Peuple originaires du coin depuis 7000 ans (costauds les Mapuches), ils ont tranquillement résisté aux Incas, puis aux Conquistadores et enfin à la vie moderne d’aujourd’hui . Ayons la même foi pour défendre notre beau pays. Non pas la bannière bleu-blanc-rouge mais tout ce qui fait notre nation : un pays où l’on peut croire en Dieu ou pas, où l’école est gratuite, où chacun peut créer une association de défense de la truite fario ou du théâtre populaire, où la solidarité par l’impôt existe, où les femmes peuvent avorter sans risque, où le repas à table permet échanges et engueulades, où on peut manifester, voter, se balader du nord au sud et où  le vin et la musique partagés donnent du baume au coeur.

20151110_084232Sur notre route 40, nous pédalons toujours vers le sud et vers le froid. Nous nous réchauffons sous nos couvertures de survie, que bien des conquistadores nous auraient volé attirés par leur doré,  mais aussi au sein des auberges où toutes sortes d’humains se retrouvent au chaud. Ce soir, au menu, des américains du nord, une allemande qui a partagé sa soupe avec nous, un groupe d’Argentins barrés musique mystique, un cyclo anglais qui a perdu sa veste et ses gants mais pas le sourire.  Sur la route 40, les petits terrains de camping sont un peu déserts mais juste magnifiques. Sur la route 40, nous avons dormi chez Ana et Ignacio, puis chez Miguel qui collectionne les vélos français. (je bichais avec mon vieux Peugeot, un peu râpé mais qui me transporte depuis notre virée en Inde). Sur la route 40, on a découvert les sept lacs sur la portion « la ruta de los siete lagos ». Bon, on en a compté deux fois plus, mais ce qu’on appelle un lac ici est à la mesure de la taille du pays: Pour un Argentin, le lac Leman est une mare et l’étang de Boulet, une amusante flaque d’eau.

Je vous transmets les informations que j’ai pu obtenir de la commission technique de l’équipe :

  • 1100 kms parcourus en bus
  • 1300 kms parcourus à vélo
  • aucune crevaison
  • vitesse max atteinte, un jour de vent dans le dos: 62,7 kms/h

La commission « filles » que je préside peut apporter également quelques éléments : malgré le vent, le nomadisme et le camping, je tente de porter haut les couleurs de l’élégance française. Je mets toujours du rouge aux lèvres après avoir enlevé la poussière des chemins à coup de karsher, je maintiens le petit gommage du visage hebdomadaire, j’enlève les mèches de cheveux ( toutes bouchonnées par le casque et les enfouissages dans le sac de couchage) d’un coup d’opinel discret (ciseaux oubliés ) et je tente le maquillage du mollet avec un délicat motif chaîne de vélo. Je n’ai pas encore porté les parfums-échantillons des copines, j’attends le Chili !!!

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J’ai parfaitement  entendu l’appel de ma merveilleuse nièce sur les photos de paysages: on attaque demain sous forme de galerie.

Un dernier petit point : les objets semés. J’ai laissé sur le chemin, pour l’instant, une boucle d’oreille, une boîte de nourriture, un flacon de démaquillant  (spécial poussière), des gants de vélo, une cape de pluie de vélo . Ce ne sont pas des oublis, mais les étapes fascinantes de mon chemin philosophique de détachement. Yves n’a encore rien perdu : il n’est pas encore sur la voie de la libération.

Pendant que je fais joujou avec le blog, Yv travaille et boit du vin. Je bois aussi du vin. Parce que j’ai le coeur tout bof de nos gamins morts a Paris, après nos « vieux » morts en janvier à Charlie. Je discute avec Alejandro, l’aubergiste qui se dit que ces terroristes agissent afin de mettre le peuple français en état d’accepter une guerre plus importante…il nous met du Brassens en espagnol pour nous requinquer.

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Bien des bisous chaleureux et républicains. Christou

 


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Gueule de bois

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Salut les copains, salut la famille,

Jeudi, c’était jour de fête pour passer ma ligne des 50: des messages de vous, des Skype irréels (concoctés par Yv), des clins d’oeil toute la journée, la nuit prévue en Auberge de jeunesse (je trouvais ca rigolo) , du vin partagé avec mon compagnon de voyage.

Mais ce n’est pas le vin qui nous donne la gueule de bois mais les sombres infos venues de France… Heureusement, hier soir, notre hôte Miguel est venu partager le repas et nous avons partagé de la chaleur humaine et des envies de vélo. Et des messages d’Argentins rencontrés ont fait aussi du bien pour ne pas trop penser à ces voleurs de vie.

Aujourd’hui, nous entamons la route pour El Bolson, une petite ville écologiste et communautaire, un endroit où des zumains ont envie de construire et non de détruire. Bandeau noir au bras.

Contre la barbarie : l’éducation,  le partage, la réflexion, la découverte de ce monde où tant de gens ont envie de vivre en paix.

No pasaran…
Des bisous chaleureux et fraternels.

Christou et Yv.


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Ça roule

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Salut tout le monde,

Nous voilà à San Martin de Los Andes (dites : San Martine dé losse âne dèsse) et il pleut. Nous avons pris pour ce soir, l’option Auberge de jeunesse. Yv a mis un bonnet pour cacher ses  cheveux blancs et moi, j’ai tiré vers l’extérieur sur les côtés du visage, ils n’y ont vu que du feu. En plus, c’est moitié prix pour les moins de 50 ans, j’ai pas payé cher!

Voilà plusieurs jours que l’on pédale plutôt facilement: la route est de plus en plus bitumée, les villages sont un peu plus rapprochés et on a une bonne forme physique. Le vent nous joue parfois des tours quand même dans ce vaste pays courant d’air. Et quand c’est vent du sud comme aujourd’hui, ça caille un peu. Oui, les gars, les filles, petite gymnastique du cerveau: ici, le vent du sud est froid. De même, on descend vers le sud, donc vers le froid!

Hier, on s’est fait une journée de pépé – mémé , on a loué une voiture (idée du patron) pour aller au pied du volcan Lanin, une belle bête. Une jolie balade qui nous a permis de respirer de l’air un peu moins poussiéreux que celui du bled où l’on dormait, envahi de la poussière du  volcan cousin chilien qui a effusé/explosé en Avril dernier. Dans cette balade, nous avons  croisé une belle araignée. D’après la guide de montagne avec qui nous avons taillé la bavette, c’est une araignée totalement inoffensive qui a juste des poils urticants. Vu la distance à laquelle on l’observait, on ne risquait pas de se faire urtiquer. .. Hier, également, nous sommes tombés sur un original qui nous a expliqué que la fameuse poussière était, en plus, irradiée car une bombe atomique  vient d’être testée dans le Pacifique. Original ou écologiste éclairé ? Dans ce dernier cas, on ne sait pas bien dans quel état on va rentrer…

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A l’heure où l’on vous écrit, on n’a toujours pas  croisé de cyclo-voyageurs. Il est vrai que le pays n’est pas top – adapté pour l’affaire mais on sait que l’on n’est pas les 2 seuls couillons à pédaler dans le coin. On vient de rejoindre la fameuse route 40 qui parcourt le pays du nord au sud jusqu’à Ushuïa et on commence à croiser des motards voyageurs. Le cyclo n’est jamais loin du motard…

Une des étapes des derniers jours a été égayée par la présence de nombreux militaires. On s’est fait doubler par des camions divers sur une petite route de cailloux un peu déserte. Quand il a fallu repasser devant 2 camions arrêtés sur le bord du chemin, juste après avoir lu une pancarte demandant justice pour l’assassinat d’un homme par un groupe armé de narcotrafiquants, j’ai eu une petite suée. Un groupe de mecs armés face à nous deux et personne d’autres, il y avait de quoi, non? Mais, j’ai vite fait le point sur notre protection et franchement, elle est quasi optimale: Yv a un opinel  aiguisé sur 5cm ; moi, j’ai sur la tête le casque de vélo de mon papa, autour du cou le collier trèfle à quatre feuilles de ma maman et, au fond du coeur la terrible envie de revenir tous vous serrer très fort. Les militaires ont été très gentils et ont fini de desenliser leur mitrailleuse sans nous embêter. ..

Yves incognito

Yves incognito

Côté vie quotidienne, cela se passe pas mal. On a du mal à trouver du chocolat noir, du poivre, des yahourts nature, des terrasses de café et du tabac à rouler. Me voilà à fumer des blondes comme les pétasses. J’entends déjà les voix me disant que c’est peut – être l’ocasion d’arrêter de fumer. Je n’entends rien, vous êtes si loin. Et vous qui ne trouvez pas d’excellent vin rouge à moins de 3 euros en France, je ne vous suggére pas pour autant, d’arrêter de boire. Donc on est quittes.

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Nos chouettes hôtes Romina et Mauro

Côté technique, il y a parfois du rififi dans le wifi et nous ne pouvons toujours répondre vite aux messages que vous nous envoyez par whatsapp (ou watsapp, il y a débat sur le H). Merci infiniment aux envoyeurs en tout cas, en particulier à Violette qui nous a assaillie de 3 messages en 4 semaines!!! Merci aussi aux commentaires sur le blog. Si vous ne voulez pas que votre génial message soit publié, inscrivez NPP en fin de message par exemple. N pour NE, P pour PAS et P pour P

Je finis cet article par un bisou spécial pour ma tante Françoise, dans un autre voyage. En janvier, je la retrouverai et on se racontera nos itinéraires, quelque part en Normandie, le pays où les filles sont jolies.

J'observe l'araignée géante

J’observe l’araignée géante.

 

Soyez sages ou fous, c’est au choix. Des bisous de Patagonie. Christou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Au pied ou au genou de la Cordillière

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Buenos tardes a todos,

Deux jours de montagne pour nous autres, ça fait les mollets. Et la  tête alouette…

Une première étape  en montée  régulière sur du bitume correct, avec en ligne de mire, la montagne en enneigée. Une sortie de ville un peu tas d’ordure, où des cabanes peuplées  de zumains sont incroyablement là.  Une route très  peu fréquentée, c’est dimanche. Un ciel limpide, une sensation de découverte.

Puis le plaisir de pédaler dans la nature redevenue propre, avec les saluts des quelques automobilistes croisés et la beauté de ce bout du monde. La fin d’étape  s’annonce et on arrive au village prévu et repéré sur la carte. C’est dans ces moments que l’on perçoit corps et âme les différences culturelles…Le village est constitué de 3 cabanes, d’une espèce d’usine, d’un pseudo hôtel fermé et d’un lieu nommé terrain de camping. Moi, qui imaginais, un carré d’herbe avec une douché et un réceptionniste, me retrouve devant un terrain de camping pierreux  où errent des chiens et des sacs  plastiques!

Un peu plus loin, un refuge un peu crasseux mais chaleureux nous permet de prendre un café et de chasser mon blues. Yv n’étant pas affecté  outre mesure, il m’aide à  me reprendre et je demande à  la dame adorable du refuge si l’on peut planter la tente. Aucun problème pour elle. On s’installe derrière sa maison sur un bout d’herbe à  peu près plat, je dors au soleil pour absorber le lieu, Yv part au torrent chercher de l’eau. Soirée un peu fraîche sous les premiers névés et nuit franchement froide mais le lieu tranquille et sauvage a su nous accueillir et nous étions vaillants le matin. Et faire pipi au flanc de la montagne endormie, c’est jouissif.

Deuxième étape de montagne sublimissime de nature et de presque désert humain.  70kms de chemins et de sable, pas du tout une étape pour les bébés cyclistes…on était à moitié fiers de l’avoir finie même avec la langue pendante.

Et le soir, le vin argentin reconstituant. Le cépage Malbec local est parfait. On l’a testé pur, avec Cabernet, pas encore avec Syrah. On a hâte!

Ce soir, si les petites fées du vélo sont avec nous’ on dort à Alumine.  Ça sonne indien, ou andin.

Des bisous .

Christou

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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A la porte de la Patagonie

Category : Actualité

Hola la famila y los amigos y las amigas y los gatos,

Jour avec internet, chouette!
Il y a une bonne semaine qu’on a quitté la Sierra Ventana, cette jolie parenthèse de collines dans la pampa. Quelques jours de grand plat encore dont un très FarWest avec son vent sec, son désert humain, ses serpents et ses tatous !

tmp_27238-P10705371608000360Sur le chemin, nous avons pique-niqué devant un lycée rural. Les jeunes et leurs prof sont venus papoter. Beaucoup de questions de leur part: De quel pays êtes-vous? combien pèsent les vélos? Aimez-vous le « dulce leche »? (confiture de lait très répandue ici) et la question la plus difficile « Mais pourquoi vous faites ça? ». Avec mon espagnol bricolé, je me suis offert un petit discours sur l’importance de connaitre le monde et d’aller vers les autres, sur la possibilité de mieux se connaitre, sur le partage et blablabla. Il me semble avoir repéré quelques visages perplexes… Mais cela n’a pas empéché que l’on dorme dans le jardin de la prof d’anglais (merci Eugenia) le soir !

A propos des langues étrangères, comme de tous les apprentissages d’ailleurs, chacun retient selon son chemin et c’est rigolo. Un hôtelier sympa qui parlait un peu français ne savait pas dire « vélo » mais nous a expliqué un chemin en nous disant de « bien rouler parallèlement à la voie ferrée » et nous avait parlé la veille de « désillusion politique de la jeunesse ». Nous, nous savons parfaitement dire : « un verre de vin rouge nous ferait fichtrement plaisir »  ou  «  vous avez internet dans votre bled de ploucs ? ».

Arrivés mercredi soir à Bahia Blanca chez le chouette cycliste Juan Matias et repartis le lendemain matin plein Ouest en bus. Nous gagnons en vitesse pour transformer nos vélos en magnifiques chrysalides.

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Pourquoi plein Ouest? Parce que à Ushuïa, il fait -4 degrés, sans moi merci.
Plein Ouest jusqu’à la maison d’Olga, une quinquagénaire extra. Nous avons partagé du temps avec elle, ses amis et sa famille, du bonheur. Elle nous a fait visiter le petit musée d’histoire locale où elle travaille. Petit point culture gé : c’est dans ce coin du monde qu’ont vécu les plus gros dinosaures de la planète. Beaucoup d’émotions quand nous avons quitté cette Olga et sa bande.

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Un poids cependant dans les dernières maisons qui nous ont formidablement accueillies: les clés, les grilles aux fenêtres, les recommandations nombreuses sur les vols. Or d’autres hôtes ont fait mention d’un pays de plus en plus sûr. Les uns voteront Macri, les autres Scioli, si on a bien compris (ballotage pour les présidentielles)

Une demi-journée de bus plus tard, nous avions sous nos yeux la grandiose silhouette de la Cordillière… Que les Argentins appellent Cordichère puisque tous les sons « ill » sont transformés en « ch ». Sinon, ce serait trop facile!
Nuit dans un hôtel un peu vieillot à Zapala mais très reposant après cette semaine très intense en bavardage et pédalage. On se repose avant la montagne…que l’on attaque dimanche ( 1er novembre).

Christou